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Le secteur TIC en danger

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L’évolution du secteur TIC reste toujours très dépendante de la visibilité sur le développement des infrastructures.

L’échéance de juin 2009 pour l’atterrissement de la première Fibre Optique à Madagascar semble la plus crédible. En effet, ce projet, dénommé Lion, est conduit par le Groupe Orange France Télécom, bientôt Orange tout court. Autour de ce projet en fait se greffent de nombreuses échéances internationales rendant incontournable la date d’échéance. La première échéance est l’organisation du sommet de l’Union Africaine d’Août 2009, ébranlée certes pas les évènements politiques de la Grande Ile, et la deuxième, la création de la jonction Réunion-Mayotte, inscrite dans le plan de développement du Gouvernement Français.Malheureusement, à ce jour, les nouveaux décrets d‘applications de la nouvelle loi sur les télécommunications sont encore dans les limbes. Pire, des dispositions inscrites dans les différentes licences des différents opérateurs sont contradictoires, rendant impossible le respect d’une ligne de décision ministérielle claire.Faisant suite aux réunions d’Iavoloha, un consortium intégrant les opérateurs, l’Etat et les utilisateursaurait du voir le jour, ce consortium aurait du discuter posément de la très controversée
proposition de décret sur la gestion du backbone national.


A ce jour aucune invitation ministérielle n’est émise pour réunir ce consortium.

Ainsi malgré une augmentation notable des utilisateurs de lignes téléphoniques fixes ou mobiles, et celui des utilisateurs internet, la part du secteur dans le PIB est resté constant à 3,9%. L’insuffisance de création de valeur ajoutée par les TICs expliquant celà.

Ensuite aucune des lois gérant le contenu n’a encore vu le jour. Il s’agit par exemple des lois sur la signature électronique, sur les protections de données personnelles, ou même sur le paiement en ligne.

Certains interlocuteurs d’Etat questionnés invoquent toujours le fait que l’infrastructure n’est pas encore prête. En fait en analysant, c’est cette même attitude qui a été adoptée avant l’installation des grandes entreprises minières comme Sheritt ou QMM. La conséquence est que le mécanisme d’intégration ne se fait pas car le tissu économique n’a pas la capacité d’absorber et de capitaliser les investissements étrangers.Il est temps aujourd’hui de rénover cette vision orientée uniquement infrastructure pour se focaliser maintenant sur la création et la redistribution de richesse, de valeur ajoutée, et d’emplois impliquant une focalisation plus large sur les services TICs.

21 entreprises du GOTICOM, ont fait le déplacement à Addis-Abeba en Ethiopie du 13 au 15 février 2008 pour participer à Novatech, la première « Place de marché des TIC en Afrique » et représenter Madagascar.
L’objectif principal de NOVATECH est de promouvoir des opportunités d’affaires viables et d’accords de coopération interentreprises entre les entrepreneurs africains et européens (et pays tiers).

A l’issue de la manifestation, Le GOTICOM a été choisie comme étant l’association la plus dynamique de l’Afrique de l’Ouest par la qualité des projets présentés et le dynamisme des participants.

Deux entreprises, Moneytech, Ambre Associates,  et le Goticom ont bénéficié à cette occasion d’un déplacement à Hanovre, et d’une présence à la plus prestigieuse des manifestations technologiques, le CeBIT. Le Président du Goticom a pu à cette occasion initié des partenariats avec plusieurs organismes allemands, comme l’Afrika Verein, le SES et français comme le CCI de Strasbourg et le Rhénatic de Mulhouse présents sur le CeBIT.

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